On a pu apprécier, lors de représentation les qualités d'écoute et d'observation de Patrice Hann...
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La citation du moment :

"le pin le plus haut est celui que le vent agite le plus souvent"

HORACE

      


Michel FRANCONY Directeur EDF GDF services



On peut hésiter à utiliser le théâtre dans une grande réunion par peur de déclencher des réactions non maîtrisées, et d'être mis en difficulté devant ses collaborateurs. Voici, à ce sujet, le témoignage de Michel Francony, Directeur d'EDF-GDF SERVICES qui s'est trouvé à plusieurs reprises confronté aux impertinences de Patrice Hann, lors de réunions avec les cadres de son entreprise.

L'I : Quand avez-vous fait appel à Patrice Hann pour la première fois ?
M F : Je n'ai jamais fait moi-même appel à Patrice Hann, j'ai été mis en scène avec lui.

L'I : Quel effet cela produit-il quand on n'est pas prévenu ?
M F : J'ai éprouvé à chaque fois du plaisir à le voir exprimer des messages très forts à travers les mises en situation qu'il fait des managers de l'entreprise.

L'I : Cela signifie-t-il qu'il n'y a aucun risque à utiliser les satires de Patrice hann au cours de grandes réunions qui ont vocation à passer des messages plutôt sérieux ?
M F : Je pense que la capacité à rire ou à sourire de situations à stress est un exercice hygiénique. C'est une force que de pouvoir rire de soi-même. Ce type d'intervention est particulièrement bien venu dans des entreprises comme les nôtres (Électricité de France et Gaz de France) qui ont commencé leur mutation hiérarchique, mais qui n'ont pas encore intégré de devoir d'impertinence, et où il reste beaucoup de non-dits. Patrice Hann introduit l'impertinence, en exprimant ces non-dits. Les cadres se sentent mieux compris par son truchement que s'ils avaient dit des choses eux-mêmes à leur dirigeant. Et quand il met en scène de dirigeant, il le met face à la complexité que celui-ci doit maîtriser. Son approche n'est pas manichéenne, Tout son talent fait que chacun rit de ses mises en scène pour des raisons différentes. Il rend la dialectique des situations de management.

L'I : Ne peut-il précisement mettre le dirigeant en difficulté en révélant cette complexité ?
M F : Non, pas dans le cas ou le dirigeant est à l'aise dans sa fonction. S'il est à l'aise, il est prêt à pratiquer l'auto-dérision. Il s'instaure même une complicité entre le comédien et lui. En revanche, s'il se cherche, ou s'il est en difficulté, s'il est à la recherche du sens à donner à l'action, il peut ressetir le sketch comme une agression. D'une façon générale, je crois que ce type d'intervention ne conviendrait pas dans les situations de crise profonde : on prendrait le risque de révéler le vide et de transmettre le désarroi. Là, le résultat serait destructeur. En revanche, lorsqu'il s'agit de dénoncer des dysfonctionnements, d'exprimer des malaises, de clarifier, l'intervention théâtrale est salutaire car elle facilite la mise en débat et favorise la relation.

L'I : A part les situations de crise grave, voyez-vous d'autres limites à l'utilisation de théâtre dans l'entreprise ?
M F : Pour moi, il n'y a pas de limite à l'utilisation de l'humour, du pastiche, de la mise en scène, à partir du moment où le ou les comédiens savent écouter, et représenter les situations d'entreprise avec une capacité de synthèse que peut envier le meilleur des managers. J'ai trouvé que Patrice Hann avait le talent pour le faire.

 
 

L'information, c'est comme la délégation, ça vient toujours d'en haut pour arriver en bas. C'est normal ça suit la loi de la pesanteur. (Arlequin Employé) .


 






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